JOURS 55 À 61: DE RANCHERIA FALLS À PRINCE RUPERT
Du mercredi 26 au lundi 1er août
Mercredi 26 juillet
Aujourd’hui, nous quittons le Yukon et passerons en Colombie-Britannique. Mais, auparavant, nous regarnirons notre frigo à Watson Lake, là où on vous a déjà montré des photos de la « Sign Post Forest ».
Comme nous pouvons avoir du signal internet de qualité au Centre des visiteurs du Yukon, j’en profite pour mettre le spécial « Mont Logan » en ligne et préparer la prochaine mise à jour du blog.
Enfin, nous prenons la Cassiar Highway, direction Prince Rupert, où nous prendrons le bateau pour nous rendre à Port Hardy, au nord de l’île de Vancouver. C’est une route étroite, toute en courbes et en côtes, qui requiert toute mon attention.
Il y a peu à en dire et à montrer.
C’est toutefois sur cette route que nous nous arrêterons à Stewart et Hyder en espérant voir ENFIN des grizzlis attraper des saumons dans le canal Portland.
Nous nous installons pour la nuit en bordure de route à Jade City, la « capitale mondiale du jade ». On y extrait environ un million de livres de jade par année et la moitié de cette production est exportée à l’étranger.
On peut assister à une démonstration de coupe de la roche et, bien entendu, acheter à fort prix des pièces sculptées dans le jade. Mais, comme il n’y a plus de place dans le Safari (après tout ce n’est qu’un 18 pieds), nous passons notre tour.
Jeudi 27 juillet
Nous quittons Jade City pour le Parc provincial Meziadin Lake Campground. Nous avons 450 km à effectuer avant d’arriver à bon port. On nous a informé qu’on pourrait y observer des grizzlis.
Nous commençons sous les nuages, mais le soleil se met enfin de la partie. Certains passages de la route sont intéressants puisqu’ils nous font circuler le long des rivières, entre les montagnes.
 |
Un point de vue intéressant sur la Cassiar Highway.
|
Mais, au total, la Cassiar Highway est sans doute la route la moins intéressante de notre voyage à ce jour.
Notre prime du jour, sur la route fut la rencontre avec un ours noir qui s’alimentait de fleurs le long de la route. Ce qui a donné lieu à quelques photos intéressantes (photos).


L’arrivée au camping fut toutefois décevante malgré la beauté des lieux: un camping aménagé sur le bord d’un lac encadré de montagnes. Mais, il n’y a aucun accès au lac si on n’a pas un terrain riverain, il faut payer pour le wifi, pas de « dump station » et pas de douches. Enfin, le « ranger » était incapable de répondre à nos questions pourtant posées en anglais au sujet des grizzlis et des glaciers.
C’est dommage de gaspiller un si beau site. D’ailleurs, j’ai rédigé une lettre de récriminations à l’intention de BC Parks qu’il serait trop long de reprendre ici.
On prévoyait y passer deux jours, mais on quittera dès demain pour Stewart et Hyder. Là, on devrait ENFIN observer des grizzlis.
Vendredi 28 juillet
La route entre Meziadin et Stewart est vraiment très belle; elle serpente entre les montagnes qui forment quasiment en mur de chaque côté. Ce n’est pas un canyon à proprement parler, mais c’est la sensation que cela nous donne.
En cours de route, on a une vue intéressante et assez impressionnante sur le glacier « Bear » (photo).
 |
Le glacier Bear
|
Arrivés au centre des visiteurs de Stewart, la dame nous donne plein d’informations qui vont nous permettre de profiter pleinement de notre séjour ici.
Nous nous installons donc au camping municipal de Stewart, le Rainey Creek Campground. Contrairement à celui de Meziadin, ici, c’est sympathique et chaleureux, La personne qui nous accueille complète les informations touristiques que nous avons eues au Centre des Visiteurs. À 28$ la nuit avec l’électricité, le wifi et les douches gratuites, c’est une aubaine.
Toujours sur les recommandations de la gentille dame du Centre des Visiteurs, nous visitons le musée de Stewart qui raconte, dans un film très intéressant, l’histoire de la ville située au fond du Canal Portland. On y trouve également des artefacts rappelant l’histoire minière de la ville (or et cuivre). D’ailleurs, toute cette région se prête bien à l’exploitation minière.
Nous terminons la journée en allant à Hyder (Alaska), au Fish Creek Wildlife Observation Area à la recherche des grizzlis. ET NOUS EN TROUVONS !!! Hyder est située à 5 km de Stewart et est probablement la seule place où on peut entrer aux États-Unis sans s’arrêter à une douane américaine, parce qu’il n’y en a pas. Par contre, il y a une douane canadienne à notre retour au Canada. De plus, on y est servi en français…
Hyder était notre dernier espoir de voir des grizzlis capturant leurs saumons! Et voilà, sans doute à cause du genre de vie qu’on mène, le dernier élément majeur de notre « to do list » est coché.
Après un souper sur place dans le Safari, je m’installe sur la plateforme d’observation et réussit quelques belles prises.
Retour au Canada pour le dodo…. Sourire aux lèvres!
Samedi 29 juillet
La décision est vite prise de retourner au Fisk Creek Wildlife Observation Area pour ajouter à notre banque de photos (photo)
 |
Question de vous mettre en appétit.... en attendant le spécial grizzlis
|
Nous y passons la journée à attendre et à photographier. C’est d’ailleurs en soirée que nous avons notre meilleur spectacle. Vous devrez patienter jusqu’au spécial « grizzlis » pour pouvoir en juger.
Dans cette rivière où les saumons viennent se reproduire, on y retrouve deux espèces: le Pink (qu’on avait déjà observé à Dyea Flats) et le « Chum » ou saumon Kéta qui est nettement plus gros.
Pas d’autres choses à dire sinon que ce fut une journée parfaite.
Dimanche 30 juillet
Jugeant que ma banque de photos est assez volumineuse (environ 600), nous décidons de ne pas retourner au Fish Creek Wildlife Observation Area et de faire un bout de route.
C’est plutôt une journée d’intendance suivie du déplacement vers Kitwanga. Nous poursuivrons ensuite vers Prince Rupert où nous prendrons le traversier le 3 août vers Port Hardy sur l’île de Vancouver.
Nous nous arrêtons à nouveau aux points d’observation du Bear Glacier pour refaire des photos sous un autre éclairage.
Nous nous installons pour la nuit au Kitwanga Centennial Park, un parc municipal gratuit sans services, mais tout à fait correct. Nous passons une partie de la soirée à converser avec un couple d’Allemands venus en Amérique avec leur VR qu’ils ont fait traverser par bateau jusqu’à Halifax comme tous les VR européens que nous avons vus cette année.
Lundi 31 juillet
Nous commençons notre journée par une brève visite au lieu historique national «La colline -Battle Hill des Gitwangaks». Il s’agit d’une colline assez haute où un chef guerrier de la nation Gitwangak, Nekt, a fait construire cinq maisons pour les membres de son clan. Cet endroit, par sa position, leur a servi de retraite fortifiée très bien protégée des attaques des bandes rivales. Toutefois une alliance entre ces dernières a eu finalement raison de la « forteresse » dans une bataille où Nekt, le chef du clan, a été tué. La forteresse a été incendiée au terme de cette bataille (photo).
 |
Installés au sommet de la colline, ils pouvaient repousser les attaques des bandes rivales.
|
 |
Une vue imprenable sur les environs et un accès à la rivière pour les saumons.
|
La route qui nous a menés à Prince Rupert est tout simplement superbe, suivant la rivière Skeena qui serpentait entre les hautes montagnes.
Nous nous installons pour la nuit dans le Arts and Recreation Centers de Prince Rupert. J’en profite pour commencer à faire le tri de mes photos de grizzlis. GROSSE JOB !!!!
Mardi 1er août
Aujourd’hui sera une petite journée. J’ai commencé à avoir mal au dos; il faut donc que je me ménage un peu.
Mais petite journée ne signifie pas journée nulle…. Alors, nous allons visiter la North Pacific Cannery que nous avions visité en 2016. Et c’est tout aussi intéressant. Il s’agit des installations de mise en conserve du poisson pêché dans la rivière Skeena. Cette usine a commencé à opérer en 1889 et a cessé ses opérations en 1968. La guide était passionnée et donc passionnante.
Nous avons commencé par le visionnement d’un film sur l’évolution des techniques de pêche à travers le temps: du pêcheur autochtone jusqu’aux gros bateaux. On comprend vite les ravages de la surpêche….
Par la suite, nous avons visité l’ensemble des installations qui ont constitué un village pour la durée de la période de pêche. La principale main d’oeuvre de la CANNERY était chinoise, japonaise et européenne d’une part et autochtone d’autre part (photos). Et ces gens ne se fréquentaient pas beaucoup....
 |
À droite, ce qui reste des habtations des autochtones
|
 |
| La grande place où on recevait les saumons |
|
|
 |
L'entrepôt où on faisait sécher les filets de pêche
|
 |
d'un autre point de vue.
|
 |
Les différentes sortes de "cannes" de saumon. Cherchez celle que votre mère vous faisait manger !!!
|
 |
Les maisons des gérants et assistants gérants....
|
Lors de la deuxième guerre mondiale, les japonais ont été déplacés vers des camps d’internement à l’intérieur du pays et n’ont été autorisés à revenir sur la côte ouest qu’en 1949. Cette histoire du déplacement des japonais nous a été racontée avec émotion par une japonaise dont le grand père vivait à Hiroshima.
Une visite de 3 heures qui nous a ravis.
ADDENDUM:
 |
Certains doutaient de la véracité de l'histoire de pêche de Michèle.... à la demande générale, ils sont confondus!
|
 |
Il y a quand même des moments de détente intéressants!
|
Tellement intéressant de vous lire et voir les photos bien contente pour vous deux d’avoir vu enfin et ce à un coût fort intéressant les fameux grizzlis nous y étions aussi à la fin juillet et bien heureux d’en avoir vu au moins un 🐻 bonne continuité à toi et Michèle.
RépondreEffacerL’ours est impressionnant. Je vois que votre passion pour l’ours est très intense. Vraiment étonnée que Michèle ait pris un poisson dans ses mains. Bravo! Monique
RépondreEffacer