JOURS 28 à 31: DENALI
Du jeudi 29 au dimanche 2 juillet
Jeudi 29 juin
Avant de vous raconter notre arrivée au Parc national Denali, il faut absolument que je vous raconte notre dernière nuit.
En fait, on pourrait parler de la troisième guerre mondiale opposant l’armée des maringouins aux soldats Michèle et Jacques.
Dodo normal à 10h30.
À minuit, sous les assauts répétés de l’armée des maringouins, Jacques se réveille et décide de contre-attaquer. Armé de la raquette anti-moustiques, et avec l’aide de Michèle à main nues, nous tuons sans relâche les ennemis, mais sans en venir à bout!!! Devant l’énorme supériorité en nombre de l’adversaire, nous crions grâce et rendons les armes.
C’est enduits de chasse-moustiques que nous tentons de nous rendormir tant bien que mal.
État des troupes au lever: au delà de 200 maringouins tués (et c’est une estimation très conservatrice), une trentaine de piqures à gratter….
L’analyse du terrain de bataille a révélé que nous étions installés entre 2 marais!!!
La censure nous interdit de publier des photos de la bataille.
C’est alors que nous prenons la fuite vers le Parc National Denali.
Tout d’abord, nous faisons un arrêt obligé à Healy, petit village où on a visité la réplique de l’autobus 142 de Fairbanks dont on vous a parlé dans un message précédent. C’est cette réplique qui a été utilisée pour le film de Sean Penn « Into the Wild » (photos).
Puis, nous arrêtons à plusieurs endroits sur la route pour photographier les montagnes et la rivière Nenana.
Nous nous installons enfin pour quatre jours au Parc national Denali endroit qui devrait être une étape importante de notre périple (photos).
Vendredi 30 juin
Après une bonne nuit cette fois, je décide d’aller marcher le sentier « Horseshoe Lake Trail » où j’avais photographié un orignal il y a 7 ans. Avec un peu de chance je pourrais peut-être en voir encore un cette année.
Je dois certainement mener une bonne vie parce que j’ai eu droit à un spectacle unique et exceptionnel pour nous qui sommes des citadins.
Tout d’abord, quand j’arrive au lac, il y a une femelle qui s’alimente des herbes qui poussent au fond du lac (photo). Ça ressemble à ce que j’ai vécu il y a 7 ans. Puis, je découvre qu’il y a un veau de l’année qui se cache dans les hautes herbes de l’autre côté du lac (photo). Mais comme il est difficile à photographier parce qu’il ne bouge presque pas, je décide d’attendre qu’il se passe une interaction avec sa mère.
Au bout d’une heure et demie d’attente, la magie opère, mais ce n’est pas celle que j’attendais. Je constate que la femelle qui s’alimentait arrête, se fige et est manifestement sur le qui-vive.
Je me prépare à photographier et constate qu’il y une autre femelle qui arrive sur le lac accompagnée de ses deux veaux de l’année (photo) qui restent sur la rive.
Et débute une confrontation entre les deux femelles pour le territoire. Et ça va vite, très vite (photos). Le veau de la première femelle se lève et se dépêche de suivre sa mère (photo) qui finalement laisse la place à la nouvelle arrivée.
Puis, celle-ci, victorieuse de la confrontation, commence à s’alimenter à son tour.
Fin de la saga!
Je peux alors reprendre ma marche sur le sentier pour découvrir un superbe barrage de castors à la sortie du lac.
Finalement, ce fut une superbe journée forte en émotions. Le problème maintenant est de choisir parmi la grande quantité de photos.
Samedi 1er juillet
Aujourd’hui, je fais l’excursion en autobus jusqu’au bout de la route accessible du parc: 5 heures. Il y a 7 ans, on pouvait aller beaucoup plus loin, mais un immense glissement de terrain a coupé la route; cela prendra 3 ans à la refaire.
Je vous raconte ce périple en photos. J’y ai vu et photographié des grizzlis, des caribous et des chèvres de montagne à plusieurs reprises. Malheureusement les orignaux se sont fait discrets. Mais ce n’est pas très grave compte tenu de ma journée d’hier.
Alors, rincez vous l’oeil tout comme je l’ai fait moi-même. Et tout cela dans des paysages à couper le souffle. (Encore une fois le problème réside dans le choix des photos!)
Dimanche 2 juillet
Aujourd’hui je fais une rando au « Savage Alpine trail »: 6,4 km et 1500 pieds de dénivelé. Elle est identifiée comme difficile.
Et elle le fut!
Mais quelle rando, avec des paysages à couper le souffle et, en prime, une magnifique vue sur le mont Denali, à 6190 m., le plus haut en Amérique du Nord. Il faut savoir que seulement 30% de ceux qui viennent ici ont la chance de le voir parce que la plupart du temps il est dans les nuages. Encore une fois et je me répète, il faut croire que je mène une bonne vie.
Ce n'est pas exagéré de dire que ce fut la plus belle randonnée de ma vie.
J’ai effectué une bonne partie du parcours en compagnie d’une famille de 5 personnes: la mère, le père et trois fillettes âgées de 7, 5 et 3 ans. Comme quoi il n’y a pas d’âge pour s’adonner au plein air.
Alors, bien entendu j’ai ajouté plusieurs photos à mon album et certaines au blog.
Avant d’entamer le sentier j’ai également pu photographier 2 caribous qui se prélassaient sur le bord de la rivière Savage.
Les photos suivront très prochainement.
Je vois que tu te régales de toutes les beautés et des surprises que te réserve cette aventure. Tu es actif ( tes randonnées le prouvent) mais je te collerais aussi le qualificatif de contemplatif. Attendre une heure et demie pour immortaliser une interaction entre la mère et son veau…Chapeau Jacques! Tu as toute mon admiration.
RépondreEffacerBonne continuation 😘
Claudette
Et pendant que tu fais ces rencontres avec et dans la nature, Mme fait du safari, en lecture. Vous devez être très zen en ce moment, coupés de la vie citadine. Profitez en au maximum. Ici on nage dans la canicule, l’été quoi.
RépondreEffacerEncore plusieurs rencontres et découvertes à vous deux!!
Monique